Encore une journée de gâchée. J'avais mal à la tête, mal à l'âme, l'énergie d'un escargot qui court avec l'énergie du désespoir.
J'ai feuilleté mon carnet d'adresses. Les pages et les noms me brûlaient les doigts. Connaître tant de gens et ne pas se sentir la force d'en voir aucun .. ? Entre la bronchite et la dépression, entre le besoin de me faire toucher et celui d'être aimée, je m'évanouis. C'est dans mes épisodes tristes que mon amour est le plus pur; même la réalité ne peut m'en détourner.
Je suis passée d'un loup à un autre, un autre couard, un autre maqué. Une autre muse tranquille qui ne mérite ni mon attention, ni mes vibrations. Un désamour pour me rassurer, m'inspirer. Paradoxalement, j'ai compris cette fois que jamais ça ne se concrétiserait et c'est ce qui me pousse à l'idéaliser... C'est que j'ai besoin d'une perche, d'une lumière au bout du tunnel, d'une luciole avec laquelle danser - j'ai besoin de savoir que je suis une bonne personne, j'ai besoin d'une raison pour m’extirper de ma déprime.
Je te vois dans ma soupe mouton-fenouil-crevettes.
dimanche, août 21
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