dimanche, août 29

Toi la fille de feu

Quand je t'ai croisée dans un bar
Tu portais des gants de satin noir
Tu n'avais vraiment rien à voir
Avec les autres filles d'un soir

Tu avais l'air d'une aguicheuse
Et en même temps d'un poème
Tu avais l'air d'une fausse pute
Tu avais l'air d'une fille qu'on aime
Et qu'on n'ose pas aimer pour vrai
Une qui fait sentir vivant
Mais qu'on n'épouserait jamais
Qui s'ra pas mère de nos enfants

C'est qu'on dirait qu't'as peur de rien
Et que tes rêves sont si puissants
Comme j'aimerais comme toi m'enfuir
Mais j'ai trop peur de vivre libre

On a valsé sur du punk rock
On a baisé sur du Saez
T'as pris ma main sans me prévenir
Et t'as jailli pour m'faire gémir

On a dormi dans la voiture
Je pouvais pas te ramener chez moi
Y'a ma copine qui dormait
Au fond d'mon coeur et d'ma maison
Mais l'adultère que tu m'as fait
Il m'a donné de l'oxygène
Ma gratitude pour ta folie
Désolé pour ta solitude

C'est qu'on dirait qu't'as peur de rien
Et que tes rêves sont si puissants
Comme j'aimerais comme toi m'enfuir
Mais j'ai trop peur de vivre libre

J'aimerais maintenant que tu m'emmènes
Dans tous les recoins de la ville
Dans l'Underground que tu parsèmes
De ta présence, de ton exil

Dans les bars gais, drapés de cuir,
Dans ceux ou baisent les libertins,
Poèmes de parcs, bonzes des rues
J'veux que tu m'traines bien au-delà de moi
Comment veux-tu qu'on voie en toi
Une égale et une compagne
Toi qui pars seule tout le temps
Et que personne ne peut suivre

C'est qu'on dirait qu't'as peur de rien
Et que tes rêves sont si puissants
Comme j'aimerais comme toi m'enfuir
Mais j'ai trop peur de vivre libre

Tu avais l'air d'une aguicheuse
Et en même temps d'un poème
Tu avais l'air d'une fausse pute
Tu avais l'air d'une fille qui jette
Une qui fait sentir vivant
Une qu'on n'ose pas aimer pour vrai
Mais qu'on n'épouserait jamais
Qui s'ra pas mère de nos enfants

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