lundi, août 30

Le sens du poil

Ça te flatte, ça te caresse dans le sens du poil, il y a si peu à faire pour gagner son attention. Elle est là, le soir, nue, dans tes rêves et surtout toi tu apparais dans les siens. Tu as si peu à faire pour accéder à son coeur, il faudrait que tu écrives, mais où y a-t-il des feutres ? Vas-tu seulement écrire avec ton sang si il le faut ? As-tu assez de désespoir pour t'offrir sincèrement ? simplement ? De chair et d'os et d'admiration, de regards et de sourires, de baisers, d'attentes, n'es-tu pas déjà en train de la trahir ? Car tu le feras encore, c'est sur, car il n'existe pas d'histoires où ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants, il n'existe que des fuites et des poursuites, des hontes, des déroutes, des abandons et des conquêtes, mon loup, ma haine, ma quête !

Je suis jalouse de celles qui t'on vu, et je te hais de ne pas savoir les vénérer, ces Femmes, qui le méritent, elles qui, belles, succombent à tes charmes, leur a tu menti ? Nous as-tu menti ? Non, ne réponds pas, j'ai peur, je me jette sur les murs en pensant au jour où tu nous abandonnera. Tu dis que mon écriture est pure - c'est un hublot sur mon coeur de chipie, sur mes craintes, sur mes envies. Car parfois moi aussi, je montre des dents - je ne te flatte plus dans le sens du poil, j'hérisse et me défend. J'ai peur des Hommes qui savent se mentir à eux-mêmes.

Quand tu sauras être nu devant moi sans avoir honte, je te caresserai la mâchoire, cette ligne si pure, je poserai mes dents sur ta nuque, petit frère, je te humerai avec passion, avec patience, avec langueur. Tu es Homme de tous potentiels, le pur et délicieux, tu es Homme de tous potentiels, je sais que tu sais mentir, je sais que tu sais mentir.

Ne me l'apprends jamais.

1 commentaires:

Loup a dit…

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