vendredi, août 6

Ce soir, je suis fatiguée, mais j'ai envie d'écrire. J'ai envie d'écrire, mais je n'ai rien à dire. Je n'ai rien à dire mais j'ai tout à faire. J'ai tout à faire mais je dois dormir. Je dormirai quand j'aurai tout dit.

Ce soir, c'est une heure de confession. Une confidence simple et pleine d'espoir... Pardonnez les longueurs, je me dérouille les doigts, je me dérouille la tête... Il y a si longtemps que je n'ai écrit sans réfléchir !

Ce soir, j'ai un homme qui m'inspire !

Grisée par le soleil et l'eau de la piscine, par le sol sous mes pieds, oui je vais me confier et on n'en reparlera plus jamais car c'est peut-être une obsession, peut-être une réalité mais surtout c'est ce que je ressens et donc c'est plus que vrai.

Authentique.

J'ai remarqué que depuis quelques moi je me trouvais de plus en plus jolie. « Je sais que je suis jolie ! » Pas de fausse modestie. Pas d'auto-dépréciation.

J'ai envie de vous parler de sexe, de ce que j'aime.

Quand bien même j'aimerais tout le monde, qu'est-ce que ça peut bien vous faire ? Parfois je me perds dans mes amours, dans le sexe, dans les échanges, dans les expériences. Je suis une prêtresse du corps, une initiatrice. J'aime le plaisir charnel, l'échange de corps, de sueurs, de passions, même dans l'amitié, quand la complicité prend le dessus. L'intimité unit en un pont au-dessus du fossé entre les hommes, et ce sexe dit : vous êtes en vie, vous êtes en vie mademoiselle, vous êtes forte et la vie est comme ça, forte comme un orgasme qui vous secoue le corps. Et ces orgasmes je les aime presque tous. Les miens, les siens, les leurs, les petits silencieux, les soupirs évadés, les fous rires échappés, les spasmes qui se démultiplient, ceux qui réveillent les voisins, ceux qui sont dans le bain...

La première fois, mon plaisir est toujours de vivre le contact physique et de mettre l'autre à l'aise. J'aime son visage quand le plaisir prend racine. J'aime ramener l'oreiller sous sa tête pour qu'il se repose tout en restant sur moi, j'aime quand nous sommes sur le côté, que mon bras est sous a nuque et qu'il reprend on souffle les yeux fermés alors que je le regarde.

Dans le sexe, je me délecte de toute cette tendresse, de ce qu'on est deux.

Quand on se revoit, c'est autre chose. Je veux être femelle, je veux tout abandonner, je veux une passion prenante, une spontanéité rafraîchissante, un homme qui me domine un peu, ou des fous rires, ou même des chansons... Mais oui... ouvre la bouche, et chante !

Te faire l'amour une seule fois ? mais pourquoi ? La quinzième fois sera tellement meilleure ! Pourquoi se dire adieu quand on peut jouer à la vie encore plus ? Soyons amants et soyons amis !

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Maintenant que j'ai détendu l'atmosphère et dites toutes ces choses qui sont indisables en public (heureusement que nous sommes entre ami ici), je glisse un peu plus profondément dans mon délire.

Plus j'aime et moins je peux imaginer de toucher l'objet de mon affection. Et pourtant, ce sera nécessaire un jour. Pour une conversation sur l'oreiller...

J'ai rêvé que je n'avais pas encore rencontré l'homme duquel j'aurais un enfant. J'ai laissé comme maintenant me yeux se fermer et j'ai glissé vers un sommeil où tout était déjà apprivoisé, au contraire du monde du jour où il reste tant à faire. Apprendre d'abord les détails de son visage, le sens de ses mots, les tremblements de ses espoirs, les secousses sismiques de ses soleils, les passions de bonheur qui l'enivrent, les herbes qui poussent sur son terrain, les pensées qui lui reviennent tout le temps en tête lorsqu'il médite, son sourire quand il me repousse parce que le chatouille comme une gamine. Mais pour le moment, sa voix, ses silences, ses chuchotements, ses sons qui ralentissent, ses envolées lyriques, et les histoires qu'il me raconte et nous qui semblons si formels et moi qui m'entends essayer de l'impressionner parce que moi aussi j'ai envie qu'on m'AIME !

Et dire qu'en nous écoutant, on pourrait nous trouver ordinaires... Et que pour moi, ça me donne le goût d'exploser en mille éclats de rire. Méditer par le rire, mourir de rire, rire en baisant et rire au téléphone. Rire en bloggant...

Et si j'ai le droit de rêver, je n'y donne à coeur joie et je reste en orbite autour de tes pensées pour une année, et je gravite autour de toi, autour de ta présence qui parfois me fait sourire de ne plus être seule et qui à d'autre moments me fait larmoyer, gémir ou franchement rigoler.

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